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Déscolarisation : la solution ?

Posté par le dans Education - Famille

Il existe bien des articles et vidéos pour analyser les travers du système éducatif, notamment par le célèbre Ken Robinson à TED, ou dans cette animation, ou sur ce blog.

Ce ne sera pas la finalité de cet article.

Ici, le but est de recencer les parents qui pensent à la déscolarisation de leur(s) enfant(s), du fait que les systèmes publics et privés ne leur conviennent pas.

Alors ensuite, peut-être que nous pourrions imaginer une non-école, trouver un ou plusieurs espaces, où les enfants s'éduqueraient naturellement.

Contrairement à ce que les écoles alternatives laissent penser, il n'est pas nécessaire de dépenser 300€/mois pour permettre cela.
Il suffit de quelques familles décidées à sortir du "formatage scolaire" pour redonner de l'air aux enfants, de 3 à 18 ans, sans les exclure de la société dans laquelle ils vivent.

"II faut mettre la société au service de l'école et non pas l'école au service de la société" Gaston Bachelard

Lorsqu'on voit la crise d'orientation des jeunes diplômés du BAC, on peut se dire que c'était peut-être à nous de nous poser la question... "Comment on veut qu'il soit, quand il sera grand ?"

... Entier ou conforme ?

 

Merci de laisser un commentaire si c'est une idée qui vous interpelle, vous fait sens, vous fait peur mais vous donne envie, qui mérite un essai...

Plus on est de fous, moins on sera considérés comme tel !

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Lectures : 182 Commentaires

Pour trouver l’origine de la forme institutionnelle de l’école d’aujourd’hui, il faut remonter au XVIIème siècle et à la querelle qui opposait la méthode mutuelle à la méthode simultanée sous la Restauration.

La méthode mutuelle est importée d'outre-manche et portée par des libéraux protestants : ceux qui savent enseignent à d'autres, qui à leur tour enseignent à d'autres et ainsi de suite dans des groupes de plus en plus petits. Un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école dont la capacité d'accueil n'est limitée que par l'espace lié à l'architecture du batiment (jusqu'à plus de 800 élèves).

La méthode simultanée est défendue par des conservateurs catholiques soucieux de respecter l'enseignement de Jean Baptiste de La Salle, ecclésiastique français. Les maîtres enseignent à des apprenants qui restent apprenants, 1 maître par classe.

Malgré l'efficacité et la popularité de la méthode mutuelle, François Guizot, ministre de l'instruction publique, choisit la méthode simultanée dans la loi de 1833 qui fera doubler le nombre d'écoles primaires. Trop subversive et efficace, la méthode mutuelle permettait à des ouvriers de devenir actifs dans les mouvements contestataires et il était inconvenant que chacun puisse devenir maître à son tour.

Ce choix garantissait donc une finalité jugée essentielle à cette époque :

"Éduquer les enfants, et pas seulement les instruire, en transmettant des valeurs morales portées en acte par la présence continue d'un maître."
** On peut dire que la finalité excluait le multiâge. **

50 ans plus tard Jules Ferry assoit l’école publique telle elle est encore, il reprend le même modèle de Jean Baptiste de La Salle modifiant légèrement la finalité de sorte à contrecarrer l’influence de l’Église en ajoutant la valeur de la laïcité.

* C'est toujours la finalité qui empêche le multiâge. *

Aujourd'hui, nous nous rendons compte sur le terrain que le système éducatif serait beaucoup plus efficace si les apprenants étaient dans des conditions leur permettant à leur tour d'enseigner, ce qu'on sait finalement depuis plusieurs siècles. Les structures "multi-âge" favorisent ce double-rôle chez l'enfant : apprenant et enseignant.

Nous sommes nombreux à vouloir et à demander une autre finalité du système éducatif pour nos enfants :

"Contribuer à la construction des enfants en adultes autonomes et épanouis ayant pu développer toutes leurs potentialités et aptes à s’emparer de leur vie dans la cité et dans la société."

 

Pour davantage d'informations sur le multi-âge, http://ruelen.fr/cisev/themes/multiage.php

Modifié le
Lectures : 668 Commentaires
 
À quoi sert l’école ?
 
La fameuse question…
 
Aujourd’hui, nous sommes à peu près tous d’accord pour dire que l’école devrait être au service de l’enfant. Bon, elle est encore au service de la société, et c’est là que se résume tout son retard, mais je diverge déjà.
 
Si elle est au service de l’enfant, on pourrait leur demander :
 
Quelle serait votre école idéale ?
 
Problème : les enfants ne sont pas en mesure d’y répondre. Ils sont capables de dire ce qui leur plait (ou pas), de comparer telle ou telle école, mais ils n’ont pas le recul pour imaginer l’école qui les épanouiraient le plus.
 
Pourquoi ? Ils vivent le moment présent, souvent le futur ne les intéresse pas ou leur est hors de portée.
Par conséquent, les mômes peuvent nous renseigner mieux que quiconque sur la qualité d’un environnement aux instants où ils le vivent.
 
Il est à nous de définir ce qui développerait leur conscience du passé et du futur, car notre expérience à tout de même du bon ; nous connaissons mieux qu’eux le monde qui les attend.
Toute notre sagesse d’adulte repose sur ces consciences de mémorisation et d’anticipation, c’est elles que nous voulons transmettre aux enfants.
C’est bien elles qui nous exaspère chez eux lorsqu’ils ne retiennent pas, pour la seizième fois, qu’on dit « s’il te plait » et « merci »quand on est polis !
 
Quelle est la meilleure méthode pour transmettre cette maturation ?
 
Là où nous avons tort d’user de notre « supériorité » d’adulte, c’est quand notre « savoir » bienveillant agit au détriment de leur Amour naturel.
Pour prendre un exemple simple et criant : je pense qu’apprendre à un enfant à dire « s’il te plait » ou « merci » n’est pas lui rendre service.
Les gosses sont naturellement reconnaissants de la personne leur ayant apporté du bien, on pourrait dire qu’elle est implicite chez eux. Les forcer à l’expliciter engendre des travers où son omission traduirait une non-reconnaissance.
Pour le « mot magique » – 4 mots, plus exactement -, il perd petit à petit son sens très tôt. Cette formulation a pourtant bien été imaginée dans l’intention « si, par hasard, il te plait de… », sauf qu’il est aujourd’hui perçu davantage comme « sinon il va y avoir conflit ». La première respecte la liberté de chacun, l’actuelle est une forme de chantage…
 
« Et la politesse alors ?! » – ou – Comment faire confiance en l’enfant ?
 
Croyez moi, l’enfant saura communiquer sa reconnaissance et son amour bien davantage lorsqu’il n’est pas mis sous pression. Les attentes créent du stress qui freine l’élan naturel de l’enfant vers l’Amour.
Moralité : nous ne savons pas toujours ce qui est bon pour nos enfants. Mieux vaut les laisser être, sans montrer d’exemple, plutôt que d’en montrer un mauvais.
Ne pas montrer l’exemple… rien de plus difficile pour un adulte face à un enfant ! Celui-ci voit l’adulte comme un modèle suprême, une personne qui a + de pouvoir, + de liberté… « Si je l’imite, si je fais tout comme les adultes, je pourrai avoir leurs privilèges ! »
Les seules choses dont vous pouvez être surs de vous, c’est quand ça va dans le sens de l’Amour, la compassion et l’empathie. Rien de nouveau quoi.
 
Et comment il apprend, mon loveur de l’extrême ? – ou – La confiance c’est pas mon truc
 
Aaaaah ! Encore cette problématique de l’apprentissage ! C’est normal, ça fait beaucoup à déconstruire ; heureusement que vous êtes ouverts, parc’que voici un p’tit coup de massue gratuit :
 
C’est à VOUS d’apprendre, pas à LUI !
Le meilleur maître que vous pouvez trouver pour votre enfant, c’est lui-même.
 
L’enfant vit, son aptitude à ÊTRE est supérieure à la votre ; vous n’avez qu’à observer sa dose d’enthousiasme et de rire en une journée par rapport à la votre…
Là où vous êtes supérieur, c’est en SAVOIR. Vous savez vivre sur du long terme : anticiper les besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, élimination) et de sécurité (sans stress, anxiété ou crises).
Pour le reste de la pyramide de Maslow, c’est pas encore ça pour tout le monde. Parfois les enfants nous surpassent pour assouvir leurs besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement de soi.
 
C’est là que l’adulte, dans sa grandeur et sa toute bienveillance, vient éduquer l’enfant avec ce qu’il juge être le plus approprié pour son futur. Comme nous avons été éduqués dans une école de la conformité, nous nous conformons à ce que nous avons vécu, et ce que continue de vivre le monde autour de nous. Pourquoi faire autrement ?
Pour faire court, parce que notre école utilise des pédagogies qui ne sont pas en adéquation avec notre capacité à apprendre, et qu’elle est bourrée de valeurs dépassées, telles que la soumission à l’autorité, le jugement, la punition, et j’en passe. Même si l’instit de votre école publique est le + patient, le + aimant, le meilleur pédagogue que vous ayez rencontré, il est confronté à la réalité du programme. Et ce programme est une absurdité dans notre société actuelle, il devrait disparaître avant le milieu de ce siècle d’après Ken Robinson.
 
Je reviens à l’ÊTRE : celui qui EST, apprend. C’est tout con, et en même temps formidable. C’est le cadeau de millions d’années d’évolution, et on a oublié que l’école est une invention très (très) récente.
 
Bon… Et la meilleure école, du coup ? (Le "Comment ?" fera peut-être l'objet d'un futur article)
 
La meilleure école, c’est la vie. C’est une idée qui commence à reprendre sens, bien qu’elle bouscule beaucoup nos représentations ancrées.
 
Le jeune neuroscientifique Idriss Aberkane, spécialiste du cerveau et de la neuroergonomie, résume ce qui sera le combat du XXIème siècle :
« Il ne faut pas forcer notre cerveau à ressembler à notre école, il faut forcer notre école à ressembler à notre cerveau. »
 
Deux options s’ouvrent alors pour éviter le formatage scolaire :
Les écoles alternatives (privées hors contrat) et l’instruction en famille (cette partie pourrait aussi être un + long article un jour).
 
FIRST OPTION :
Si je devais conseiller la meilleure alternative existante, l’école du futur, elle a réellement émergée en 2015 en France, et croît exponentiellement depuis (+ 6 écoles en 2016, des dizaines en 2017) : les écoles libres et démocratiques, ou écoles Sudbury.
 
Pour elles, le sens de l’école, sa mission, se résume à :
« Promouvoir une approche permettant aux enfants de faire leurs propres choix concernant leurs apprentissages et tous les autres domaines de la vie. »
 
Autrement dit, c’est les laisser vivre sans leur prémâcher le travail avec nos dents.
Car le travail de nos dents n’est pas objectif et est marqué par nos expériences, notre vécu, qui est loin d’être parfait. Comme dit plus haut, mieux vaut souvent ne pas donner l’exemple pour ne pas influencer dans le mauvais sens.
Si ces écoles démocratiques européennes vous font sens, ou que vous voulez des précisions : www.EUDEC.fr
 
SECOND OPTION :
Elle est tellement impopulaire et inconfortable qu’elle fait peur…
Pourtant elle est un cadeau pour votre enfant si vous refusez les écoles payantes. Vous lui accordez + de temps, + de liberté, + de confiance : il sera maître de son éducation.
L’impopularité de cette option n’est pas une barrière importante, si elle n’engendrait pas une certaine inconfortabilité. En effet, il n’existe pas d’endroits où les enfants peuvent évoluer en liberté et en sécurité (physique et affective). C’était le rôle de l’Éducation Nationale, sauf qu’elle a oublié la liberté et trop souvent la sécurité affective.
Par conséquent, l’IEF fait penser à une carence en sociabilité. En effet, garder son enfant dans un environnement cocon ultra bienveillant n’est pas profitable à son bon développement non plus ; il a cruellement besoin d’interactions sociales.
Commentaires récents pour ces articles - Voir tous les les commentaires
  • RUELEN
    RUELEN a écrit #
    Pour faire évoluer le système, un premier ingrédient indispensable : le multi-âge. Tant que la société n'en prendra pas conscience
  • Juliette Belin
    Juliette Belin a écrit #
    Merci pour votre point de vue. Voici le mien, qui n'engage que ma personne: Je trouve qu'il faut plutôt mettre de l'énergie à fai
  • Robin
    Robin a écrit #
    Nous sommes tous des êtres humains pratiquement égaux, et la Nature montre une chose très simple : les êtres vivants apprennent et
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L'association Les Chemins de Traverse a initié, depuis à peu près un an, une belle dynamique pour promouvoir la Pédagogie Montessori au travers d'ateliers et des échanges.

Aujourd'hui elle propose de partager une nouvelle graine qui voudrait bien germer... la création d'une école Montessori.

Si le sujet vous intéresse, que vous avez des idées, des envies, de l'énergie, l'association vous convie le vendredi 15 janvier 2016 à 20h30 à Bourg en Bresse, dans les locaux de la Jeunesse Laïque (salle vitrée face aux ateliers), pour une réunion d'information (voir Agenda).

http://leschemins-detraverse.fr/index.html

 

Mots clés: ecole Education montessori
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