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Pour trouver l’origine de la forme institutionnelle de l’école d’aujourd’hui, il faut remonter au XVIIème siècle et à la querelle qui opposait la méthode mutuelle à la méthode simultanée sous la Restauration.

La méthode mutuelle est importée d'outre-manche et portée par des libéraux protestants : ceux qui savent enseignent à d'autres, qui à leur tour enseignent à d'autres et ainsi de suite dans des groupes de plus en plus petits. Un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école dont la capacité d'accueil n'est limitée que par l'espace lié à l'architecture du batiment (jusqu'à plus de 800 élèves).

La méthode simultanée est défendue par des conservateurs catholiques soucieux de respecter l'enseignement de Jean Baptiste de La Salle, ecclésiastique français. Les maîtres enseignent à des apprenants qui restent apprenants, 1 maître par classe.

Malgré l'efficacité et la popularité de la méthode mutuelle, François Guizot, ministre de l'instruction publique, choisit la méthode simultanée dans la loi de 1833 qui fera doubler le nombre d'écoles primaires. Trop subversive et efficace, la méthode mutuelle permettait à des ouvriers de devenir actifs dans les mouvements contestataires et il était inconvenant que chacun puisse devenir maître à son tour.

Ce choix garantissait donc une finalité jugée essentielle à cette époque :

"Éduquer les enfants, et pas seulement les instruire, en transmettant des valeurs morales portées en acte par la présence continue d'un maître."
** On peut dire que la finalité excluait le multiâge. **

50 ans plus tard Jules Ferry assoit l’école publique telle elle est encore, il reprend le même modèle de Jean Baptiste de La Salle modifiant légèrement la finalité de sorte à contrecarrer l’influence de l’Église en ajoutant la valeur de la laïcité.

* C'est toujours la finalité qui empêche le multiâge. *

Aujourd'hui, nous nous rendons compte sur le terrain que le système éducatif serait beaucoup plus efficace si les apprenants étaient dans des conditions leur permettant à leur tour d'enseigner, ce qu'on sait finalement depuis plusieurs siècles. Les structures "multi-âge" favorisent ce double-rôle chez l'enfant : apprenant et enseignant.

Nous sommes nombreux à vouloir et à demander une autre finalité du système éducatif pour nos enfants :

"Contribuer à la construction des enfants en adultes autonomes et épanouis ayant pu développer toutes leurs potentialités et aptes à s’emparer de leur vie dans la cité et dans la société."

 

Pour davantage d'informations sur le multi-âge, http://ruelen.fr/cisev/themes/multiage.php

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Lectures : 363 Commentaires

Finalité et multiâge corrélés

Posté par le dans Education - Famille

Pour trouver l’origine de la forme institutionnelle de l’école d’aujourd’hui, il faut remonter au XVIIème siècle et à la querelle qui opposait la méthode mutuelle à la méthode simultanée sous la Restauration.

La méthode mutuelle est importée d'outre-manche et portée par des libéraux protestants : ceux qui savent enseignent à d'autres, qui à leur tour enseignent à d'autres et ainsi de suite dans des groupes de plus en plus petits. Un seul maître est nécessaire pour faire fonctionner une école dont la capacité d'accueil n'est limitée que par l'espace lié à l'architecture du batiment (jusqu'à plus de 800 élèves).

La méthode simultanée est défendue par des conservateurs catholiques soucieux de respecter l'enseignement de Jean Baptiste de La Salle, ecclésiastique français. Les maîtres enseignent à des apprenants qui restent apprenants, 1 maître par classe.

Malgré l'efficacité et la popularité de la méthode mutuelle, François Guizot, ministre de l'instruction publique, choisit la méthode simultanée dans la loi de 1833 qui fera doubler le nombre d'écoles primaires. Trop subversive et efficace, la méthode mutuelle permettait à des ouvriers de devenir actifs dans les mouvements contestataires et il était inconvenant que chacun puisse devenir maître à son tour.

Ce choix garantissait donc une finalité jugée essentielle à cette époque :

"Éduquer les enfants, et pas seulement les instruire, en transmettant des valeurs morales portées en acte par la présence continue d'un maître."
** On peut dire que la finalité excluait le multiâge. **

50 ans plus tard Jules Ferry assoit l’école publique telle elle est encore, il reprend le même modèle de Jean Baptiste de La Salle modifiant légèrement la finalité de sorte à contrecarrer l’influence de l’Église en ajoutant la valeur de la laïcité.

* C'est toujours la finalité qui empêche le multiâge. *

Aujourd'hui, nous nous rendons compte sur le terrain que le système éducatif serait beaucoup plus efficace si les apprenants étaient dans des conditions leur permettant à leur tour d'enseigner, ce qu'on sait finalement depuis plusieurs siècles. Les structures "multi-âge" favorisent ce double-rôle chez l'enfant : apprenant et enseignant.

Nous sommes nombreux à vouloir et à demander une autre finalité du système éducatif pour nos enfants :

"Contribuer à la construction des enfants en adultes autonomes et épanouis ayant pu développer toutes leurs potentialités et aptes à s’emparer de leur vie dans la cité et dans la société."

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Lectures : 241 Commentaires

COMPTE-RENDU

CONFERENCE DE NATHALIE GOUJON

DE CHAGRIN D'ECOLE

LE 30 MARS 2017

ORGANISEE AVEC LA CAFE DES PARENTS

ET AMBERIEU ALTERNATIVES

Qu'est ce que Chagrin d'école?

Chagrin d'école est à la fois un centre de formation et de consultation liées au problèmes scolaires.

On distingue 3 types de violences scolaires

- celles en rapport avec les relations (qui est ici le thème de ce soir)

- celles en rapport avec les problématiques d'apprentissage

- celles des enseignants en difficultés

Les thérapies mises en pratique en cabinet sont basées sur le modèle de Palo Alto. Ce sont des thérapies brèves (environ 4 séances) de psycho-praticiens.

La prévention est utile quand il n'y a pas de situations de harcèlement avéré.

Cependant dans les situations de souffrances rencontrées dans ces cabinets, elle ne suffit plus.Elle est même néfaste car elle renforce le rôle de l'agressé (qui est infantilisé du fait qu'il est besoin d'adultes pour résoudre ses problèmes)et de l'agresseur (qui ne subit jamais les conséquences de ses actes et qui en sort grandit).

Il a fallu inventer un autre modèle de communication.

Les propositions

  • ce qui ne marche pas

L'une des 1ères questions posées à l'enfant victime de violence à l'école est de savoir ce qu'il a fait pour que faire cesser le harcèlement.

Souvent les enfants ont essayé la discussion « Arrête » ou alors la fuite.

Or ces propositions renforce la situation de harcèlement car le bourreau se sent tout puissant.

La question souvent posée par la personne victime de harcèlement est : « Pourquoi moi ? »

En fait, le harcèlement marche parce que la personne repérée est vulnérable.

On distingue 3 causes de vulnérabilité :

- une faille ou une fragilité à un moment donné

- une vision du monde particulière

- du fait de l'intervention d'un adulte

Quand le problème est réglé par un adulte, cela renforce la fragilité de la personne harcelée. Elle est considérée comme quelqu'un qui ne sait pas s'en sortir seul. Au mieux la situation en intervenant, se cristallise au pire en s'amplifie.

Il y a 2 types de popularité : le type « Lady Di » et le type Nelly Olson qui elle assoit son autorité en torturant.

La situation de harcèlement a lieu quand il y a rencontre entre ces 2 types de popularité.

Dans le cabinet une des formules prononcées pour montrer à l'enfant que l situation n'est pas immuable est « Ca (le harcèlement) marche.... pour l'instant ! »

  • la nouvelle proposition : la flèche

La solution proposée par Chagrin d'école est de produire un effet boomerang.

Il s'agit de se servir de ce qu'a dit le harceleur pour renvoyer d'une manière élégante et répulsive (toujours pour se défendre). La morale ne suffisant pas : il faut toujours un élément répulsif pour le harceleur s'arrête. Les solutions de fuite ou de réponses du type « Arrête », ne marchent pas car il n'y a pas de conséquences directes sur le harceleur. Alors pourquoi arrêterait-il ?

Cette phrase formulée par le harcelé est appelée une flèche.

La flèche est une stratégie verbale qui a pour but de fragiliser la popularité de celui qui harcèle.

Dans plus de la moitié des cas, cette flèche n'a pas à être formulée simplement du fait que la posture du harcelé avait changé !

Pour opérer ce changement, il faut donc entreprendre un virage à 180°.

La formule de la flèche comprend donc 2 éléments :

- on reformule la brimade de l'autre « oui je suis grosse »

- on lance un pointe qui affaiblit la position de l'autre « mais moi si je veux maigrir j'ai la possibilité de le faire tandis que toi avec tu ne peux pas …...

La personne qui harcèle doit comprendre par la flèche que si elle continue elle n'aura qu'à contempler les conséquences de ses actes.

On considère que la flèche est comme une prise de judo où l'on se sert de la puissance de l'autre pour le déséquilibrer.

Une fois que le flèche est crée , l'enfant doit t s’entraîner à la verbaliser.

Puis se préparer aux conséquences : que va pouvoir rétorquer l'autre une fois le moment de déstabilisation passé ! Il faut trouver ce qu'il pourrait répondre pour ne pas se sentir démuni.

La flèche a ce double impact

- il permet à la personne harcelée de ne plus rester dans sa position de victime et de reprendre un nouveau départ

- il permet à la personne qui harcèle de se rendre compte qu'il n'est pas tout puissant.

Pour aider les enfants à parler :

- promettre qu'on ne fera rien sans son accord et tenir cette parole.

- leur faire visionner la conférence Ted'x d'Emmanuelle Piquet

bibliographie

Emmanuelle Piquet Te laisse pas faire (à destination des adultes)

Emmanuelle Piquet Je me défends tout seul(à destination des enfants)

Modifié le
Lectures : 359 Commentaires

Bonjour à tous,

Une nouvelle association nommée « Libre Pas’sage »  vient de naître dans le Haut Bugey. A l’initiative d’Olivier BAGES-LIMOGES et Jacqueline SIMONET, psychologues, des professionnels  et des particuliers concernés par la petite enfance se réunissent une fois par mois depuis septembre 2016 entre Oyonnax et Nantua autour du projet de la création d’un Lieu d’Accueil Enfant–Parent (LAEP). Un LAEP est une structure agréée par la CAF sur le modèle de la Maison Verte fondée par Françoise Dolto. Libre Pas’sage s’inspire également de l’approche d’Emmi Pikler et de son institut Loczy : motricité libre, autonomie, bienveillance en sont des maîtres mots.

Une première présentation du projet  s’est faite autour du film ‘Lóczy, une école de civilisation’’ de Bernard MARTINO, un long métrage documentaire sur la célèbre pouponnière Lóczy à Budapest (Hongrie), également connue sous le nom d’Institut Pikler. Les nombreuses personnes présentes à la séance ont participé activement au débat qui a suivi.

Le Lieu d’Accueil Enfant-Parent « Libre Pas’sage »* ouvrirait ses portes à tout enfant du Haut Bugey, de la naissance à 4 ans, accompagné d’un parent, pour quelques minutes à 3 heures, une à deux fois par semaine.  Les visites du LAEP ‘’La Chenaillette’’ de Saint Genis Pouilly, très reconnu sur son secteur, et de l’espace Petite Enfance ‘’Pierrot et Colombine’’ de Hauteville Lompnes,ont conforté le groupe dans ce projet ambitieux en direction de la population du bassin haut-bugiste.

Au fil des rencontres, le projet se précise. Cependant, le groupe porteur est restreint et de nouveaux bénévoles seraient les bienvenus pour accompagner la réflexion et la réalisation de ce projet: recherche de partenariats et de financements, de locaux, d’accueillants, mise en place d’un cadre de formation et de supervision, etc.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour avoir plus d’informations sur le projet ou pour nous rejoindre dans cette aventure. Que vous soyez parents, grands-parents, professionnels de la petite enfance, ou simplement intéressés, toutes les forces vives sont les bienvenues !

*‘’Libre Pas’sage’’ : Un projet, une association, un lieu...

Libre d’entrer, de rester, de partir, de revenir.

Libre de parler entre enfants, entre adultes, entre tous.

Libre de se taire, d’observer et même de dormir, de penser, de rêver…

 

Libre comme motricité libre.

Libre de se mouvoir.

Libre d’explorer l’espace, son corps, les objets, le monde, la relation à l’Autre.

Libre de faire, de ne pas faire,

Libre d’être soi.

 

Pas comme ’’premiers pas ‘’,

Comme ‘’palier’’.

 Pas comme ‘’pas comme ailleurs’’ !

 

Pas’sage comme un passage, comme une étape, comme un havre.

Libre comme l’explorateur ‘’pas toujours sage’’ !

Une alternative, une conversion, une pause…

La prochaine rencontre aura lieu :

le lundi 20 février 2017

à 19h

au PRE (programme de réussite éducative),

91 route de Verdun, à Oyonnax

Je suis bien consciente que l’annonce est fort tardive, et compte bien revenir vers vous dans de meilleurs délais pour les prochaines rencontres ! Je vous remercie de votre compréhension.

Pour Libre Pas'sage

Christelle M : 06.81.30.86.25

Mots clés: Education enfant famille
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Lectures : 567 Commentaires

COMPTE-RENDU

CONFERENCE DE SANDRINE DONZEL

Comment construire la confiance en soi de nos enfants

le 1er décembre 2016

NOTE DES AUTEURES du CR : ce CR émane des notes prises pendant la conférence. Difficile d’être exhaustives face à la densité d’informations que nous avons entendues et d'être 100% fidèles du fait de nos biais cognitifs ! Alors n’hésitez pas à le compléter ci-dessous. Il n’en sera que plus complet !

Qu'est ce que la confiance en soi?

Souvent on définit la confiance en soi par le fait qu'elle permette d'oser, de tenter, voire de réussir. Et donc nous disons « Quand j'aurai confiance en moi, je pourrai faire ceci... tenter cela... » et nous attendons que cette confiance en soi arrive pour vivre tout ça.

Sandrine DONZEL nous propose de regarder cela sous un autre angle

Illusion 1 : quand j'aurai confiance en moi, je n'aurai plus peur

Je doute parce que je n'ai pas confiance. Pourtant ne pas avoir peur peut être dangereux. Et la peur empêche le danger.

Si on se met en tête qu'on n'agit pas parce qu'on n'a pas confiance, on n'agira jamais et jamais on n'aura confiance. Donc on peut se convaincre tout seul qu'on n'a pas confiance en soi.

Illusion 2 : quand j'aurai confiance en moi, je n'échouerai plus

Illusion 3 : quand j'aurai confiance en moi, l'échec ne me fera plus rien

Cela se résume au fait que je n'aurai rien à faire du regard des autres. Et pourtant être exclu du groupe des autres est un danger potentiel.

Dans l'éducation, on a tendance à favoriser ces illusions là.

Donc avoir confiance en soi, ce n'est ni :

- ne plus avoir peur

- ne plus échouer

- oser se confronter à l'échec.

En revanche avoir confiance en soi c'est pouvoir se fier à soi

Qu'est ce que le Soi ?

Le soi (ou le moi) dans une prise de décision est le lien entre « je ne veux pas ça » et le «  il faudrait que »

un petit rappel : qu'on soit enfant ou adulte on n'est moins compétent quand il y a frustration ou déception ; quand on est sous l'emprise d'une émotion forte.

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Le trop d'émotion nous rend moins compétent

Et pourtant d'après les neuros sciences 60°/ des pensées sont des pensées négatives sur soi.

La confiance en soi est liée à son ressenti.

L'intelligence émotionnelle est de savoir utiliser l'émotion à bon escient

On se trouve nul quand on n'agit pas en fonction de nos valeurs.

Un des façons d'entretenir les 3 illusions dont nous avons parlées est de nier les émotions ou le ressenti de l'enfant avec des phrases qu'on a pourtant l'habitude de formuler en pensant bien faire : « Mais si tu vas réussir. » « Y a pas de problèmes. » «  Ne t'inquiète pas. »

Ces phrases n'aident pas l'enfant à avoir confiance en lui. Pire elles l'enfoncent.

Car le message sous-jacent est : « Tu n'as pas de raison de te sentir comme ça » ou « Tu ne peux faire confiance en ce que tu ressens. »

Donc cela aggrave son sentiment d'impuissance.

C'est un cercle vicieux.

Règle 1 : quelque soit le problème, respecter le ressenti de l'enfant

Pour passer au cercle vertueux, il faut commencer par respecter le sentiment de l'enfant

« Maman, je suis nul/le »

« Ah je vois . C'est normal de ressentir cela. Moi je ne vois pas ça comme . Dis-moi qu'est ce qui te fait penser cela ? »

Le message est tout autre, l'enfant peut se faire confiance. C'est normal de penser ça

La 2ème chose à faire est de montrer l'exemple car les enfants apprennent par l'imitation.

Quand on doute en tant qu'adulte, il est intéressant de le verbaliser ses difficultés, comment on se sent et comment on va s'en sortir.

Règle 2 : quelque soit le problème, remettre l'enfant au cœur de l'action

Quand un enfant a une difficulté, il va douter , hésiter , s 'énerver.

Si la seule solution des parents est de donner des conseils et ou d'intervenir à sa place, l'enfant va penser qu'il n'est pas capable de prendre de bonnes décisions. Le message sous-jacent est « Je ne peux pas me faire confiance. ». C'est à dire l'inverse de ce qu'on voulait !

Et derrière ce « Je ne peux pas me faire confiance » il y a « J'ai peur des difficultés. »

Donc « Je suis incapable de gérer seul/e mes difficultés » …

Donc j'ai besoin de mes parents pour résoudre mes problèmes...

Agir de la sorte peut avoir des inconvénients mais c'est confortable, sur le moment, pour les 2 partis.

De plus, en tant que parents, nous avons tendance à manipuler les enfants dans leur prise de décision. Nous présentons essentiellement les avantages de ce que nous pensons être la bonne décision et que les inconvénients de ce qu'on considère comme la mauvaise décision.

Donc l'aide proposée est faussée.

En remettant l'enfant au cœur de sa décison, on lui permet de gagner confiance en lui.

Si l'adulte considère qu'il doit intervenir, il doit le faire toujours avec l'accord de l'enfant.

On propose une aide, on n'impose pas son aide : là se construit la confiance.

Moins un enfant a confiance en lui, plus on doit lui montrer qu'on a confiance en lui.

Quand un enfant formule une aide, on peut formuler sa demande : « Comment peut-on faire en sorte que tu supportes le moins mal possible ce problème ? ». Ainsi on valide ce qu'il ressent . Il peut se faire confiance et avoir moins peur de la difficulté.

Ensuite on peut lui proposer des suggestions. « Tu veux bien essayer cela et tu me diras ce qu'il se passe. »

Il faut savoir que les enfants se plient aux exigences des adultes et parfois il n'y a problème que pour l'adulte. Et à force de focaliser sur un problème, on peut créer un problème qui n'existe pas pour l'enfant.

Ne pas créer un problème qui n'existe pas.

Il y a 2 types de stratégies illusoires pour avoir confiance en soi

  • le perfectionnisme

  • l'évitement

GERER LE PERFECTIONNISME

Il y a beaucoup d'avantages : il est bien reconnu par la société

Mais il découle d'un mal-être : je contrôle tout plusieurs fois, cela devient obsessionnel pour que je me sente mieux. C'est comme si cela venait de l'extérieur. Je me sentirais mieux quand tout sera parfait.

Mais la ré-assurance vient de l'intérieur.

En évitant les phrases du type « C'est bon tu as assez vérifié ? » et en les remplaçant par un choix offert à l'enfant : « As-tu assez vérifié ? Ou dois-tu encore vérifié pour te sentir bien ? », on replace l'enfant au cœur de sa réussite.

Ou encore « Es-tu prêt à rendre un devoir qui ne soit pas aussi bien que ce tu voudrais ou préféres-tu ne pas le rendre ? »

Il faut aussi lui apprendre à rater et qu'il fasse son expérience. Il comprendra que c'est sans doute moins grave que ce qu'il peut imaginer.

LA STRATEGIE D'EVITEMENT

L'enfant ne va plus rien faire par peur .

Moins tu fais, plus tu te sens nul/le

voir règle 2 pour résoudre l'inaction

Dans les 2 cas, il faut aider l'enfant à faire le plus petit pas possible ; le plus petit risque possible qu'il lui est possible d'entreprendre.

3 règles à retenir :

- verbaliser la peur / la difficulté comme quelque chose de légitime

« Ca peut faire peur de ... »

- Empêcher la croyance qu'il n'a pas confiance en lui.

« Je ne vois pas les mêmes choses que toi mais je comprends que tu puisses te sentir.... »

- ouvrir vers l'action

« Comment vas-tu t'y prendre ? » « Qu'est-ce que je peux faire pour... »

Comment les compliment peuvent-ils dégrader la confiance en soi ?

Les compliments sont souvent exprimés en opposition aux ressentis de l'enfant. « Mais non c'est bien ce que tu fais...... »

Il faut s'expliquer autrement :

- ramener le questionnement à l'enfant

« Qu'en penses-tu ? »  « que pourrais-tu faire ? »

- passer à un compliment descriptif

« Ah je vois que tu as dessiné un arbre avec ... » « Ah je vois que tu as réussi à te tirer de cette affaire grâce à ta réflexion sur... »

 

En conclusion

Il faut changer de paradigme :

- illusion 1 : Ce n'est pas parce que j'ai confiance en moi que je réussis mais c'est parce je réussis que j'ai confiance en moi

- illusion 2/ 3: C'est la réussite qui amène la confiance → pour réussir, il faut oser rater

En fait, plutôt que de chercher à avoir confiance en soi pour réussir dans sa vie, la proposition est de pouvoir gérer nos échecs. Même si cela va être difficile. Ce qui en découlera sera la confiance en ses capacités. Cela en vaut la peine.

Bibliographie

Illios Kotsou éloge de la lucidité

Site internet

blog.scommc.fr

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Lectures : 845 Commentaires
 
À quoi sert l’école ?
 
La fameuse question…
 
Aujourd’hui, nous sommes à peu près tous d’accord pour dire que l’école devrait être au service de l’enfant. Bon, elle est encore au service de la société, et c’est là que se résume tout son retard, mais je diverge déjà.
 
Si elle est au service de l’enfant, on pourrait leur demander :
 
Quelle serait votre école idéale ?
 
Problème : les enfants ne sont pas en mesure d’y répondre. Ils sont capables de dire ce qui leur plait (ou pas), de comparer telle ou telle école, mais ils n’ont pas le recul pour imaginer l’école qui les épanouiraient le plus.
 
Pourquoi ? Ils vivent le moment présent, souvent le futur ne les intéresse pas ou leur est hors de portée.
Par conséquent, les mômes peuvent nous renseigner mieux que quiconque sur la qualité d’un environnement aux instants où ils le vivent.
 
Il est à nous de définir ce qui développerait leur conscience du passé et du futur, car notre expérience à tout de même du bon ; nous connaissons mieux qu’eux le monde qui les attend.
Toute notre sagesse d’adulte repose sur ces consciences de mémorisation et d’anticipation, c’est elles que nous voulons transmettre aux enfants.
C’est bien elles qui nous exaspère chez eux lorsqu’ils ne retiennent pas, pour la seizième fois, qu’on dit « s’il te plait » et « merci »quand on est polis !
 
Quelle est la meilleure méthode pour transmettre cette maturation ?
 
Là où nous avons tort d’user de notre « supériorité » d’adulte, c’est quand notre « savoir » bienveillant agit au détriment de leur Amour naturel.
Pour prendre un exemple simple et criant : je pense qu’apprendre à un enfant à dire « s’il te plait » ou « merci » n’est pas lui rendre service.
Les gosses sont naturellement reconnaissants de la personne leur ayant apporté du bien, on pourrait dire qu’elle est implicite chez eux. Les forcer à l’expliciter engendre des travers où son omission traduirait une non-reconnaissance.
Pour le « mot magique » – 4 mots, plus exactement -, il perd petit à petit son sens très tôt. Cette formulation a pourtant bien été imaginée dans l’intention « si, par hasard, il te plait de… », sauf qu’il est aujourd’hui perçu davantage comme « sinon il va y avoir conflit ». La première respecte la liberté de chacun, l’actuelle est une forme de chantage…
 
« Et la politesse alors ?! » – ou – Comment faire confiance en l’enfant ?
 
Croyez moi, l’enfant saura communiquer sa reconnaissance et son amour bien davantage lorsqu’il n’est pas mis sous pression. Les attentes créent du stress qui freine l’élan naturel de l’enfant vers l’Amour.
Moralité : nous ne savons pas toujours ce qui est bon pour nos enfants. Mieux vaut les laisser être, sans montrer d’exemple, plutôt que d’en montrer un mauvais.
Ne pas montrer l’exemple… rien de plus difficile pour un adulte face à un enfant ! Celui-ci voit l’adulte comme un modèle suprême, une personne qui a + de pouvoir, + de liberté… « Si je l’imite, si je fais tout comme les adultes, je pourrai avoir leurs privilèges ! »
Les seules choses dont vous pouvez être surs de vous, c’est quand ça va dans le sens de l’Amour, la compassion et l’empathie. Rien de nouveau quoi.
 
Et comment il apprend, mon loveur de l’extrême ? – ou – La confiance c’est pas mon truc
 
Aaaaah ! Encore cette problématique de l’apprentissage ! C’est normal, ça fait beaucoup à déconstruire ; heureusement que vous êtes ouverts, parc’que voici un p’tit coup de massue gratuit :
 
C’est à VOUS d’apprendre, pas à LUI !
Le meilleur maître que vous pouvez trouver pour votre enfant, c’est lui-même.
 
L’enfant vit, son aptitude à ÊTRE est supérieure à la votre ; vous n’avez qu’à observer sa dose d’enthousiasme et de rire en une journée par rapport à la votre…
Là où vous êtes supérieur, c’est en SAVOIR. Vous savez vivre sur du long terme : anticiper les besoins physiologiques (faim, soif, sommeil, élimination) et de sécurité (sans stress, anxiété ou crises).
Pour le reste de la pyramide de Maslow, c’est pas encore ça pour tout le monde. Parfois les enfants nous surpassent pour assouvir leurs besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement de soi.
 
C’est là que l’adulte, dans sa grandeur et sa toute bienveillance, vient éduquer l’enfant avec ce qu’il juge être le plus approprié pour son futur. Comme nous avons été éduqués dans une école de la conformité, nous nous conformons à ce que nous avons vécu, et ce que continue de vivre le monde autour de nous. Pourquoi faire autrement ?
Pour faire court, parce que notre école utilise des pédagogies qui ne sont pas en adéquation avec notre capacité à apprendre, et qu’elle est bourrée de valeurs dépassées, telles que la soumission à l’autorité, le jugement, la punition, et j’en passe. Même si l’instit de votre école publique est le + patient, le + aimant, le meilleur pédagogue que vous ayez rencontré, il est confronté à la réalité du programme. Et ce programme est une absurdité dans notre société actuelle, il devrait disparaître avant le milieu de ce siècle d’après Ken Robinson.
 
Je reviens à l’ÊTRE : celui qui EST, apprend. C’est tout con, et en même temps formidable. C’est le cadeau de millions d’années d’évolution, et on a oublié que l’école est une invention très (très) récente.
 
Bon… Et la meilleure école, du coup ? (Le "Comment ?" fera peut-être l'objet d'un futur article)
 
La meilleure école, c’est la vie. C’est une idée qui commence à reprendre sens, bien qu’elle bouscule beaucoup nos représentations ancrées.
 
Le jeune neuroscientifique Idriss Aberkane, spécialiste du cerveau et de la neuroergonomie, résume ce qui sera le combat du XXIème siècle :
« Il ne faut pas forcer notre cerveau à ressembler à notre école, il faut forcer notre école à ressembler à notre cerveau. »
 
Deux options s’ouvrent alors pour éviter le formatage scolaire :
Les écoles alternatives (privées hors contrat) et l’instruction en famille (cette partie pourrait aussi être un + long article un jour).
 
FIRST OPTION :
Si je devais conseiller la meilleure alternative existante, l’école du futur, elle a réellement émergée en 2015 en France, et croît exponentiellement depuis (+ 6 écoles en 2016, des dizaines en 2017) : les écoles libres et démocratiques, ou écoles Sudbury.
 
Pour elles, le sens de l’école, sa mission, se résume à :
« Promouvoir une approche permettant aux enfants de faire leurs propres choix concernant leurs apprentissages et tous les autres domaines de la vie. »
 
Autrement dit, c’est les laisser vivre sans leur prémâcher le travail avec nos dents.
Car le travail de nos dents n’est pas objectif et est marqué par nos expériences, notre vécu, qui est loin d’être parfait. Comme dit plus haut, mieux vaut souvent ne pas donner l’exemple pour ne pas influencer dans le mauvais sens.
Si ces écoles démocratiques européennes vous font sens, ou que vous voulez des précisions : www.EUDEC.fr
 
SECOND OPTION :
Elle est tellement impopulaire et inconfortable qu’elle fait peur…
Pourtant elle est un cadeau pour votre enfant si vous refusez les écoles payantes. Vous lui accordez + de temps, + de liberté, + de confiance : il sera maître de son éducation.
L’impopularité de cette option n’est pas une barrière importante, si elle n’engendrait pas une certaine inconfortabilité. En effet, il n’existe pas d’endroits où les enfants peuvent évoluer en liberté et en sécurité (physique et affective). C’était le rôle de l’Éducation Nationale, sauf qu’elle a oublié la liberté et trop souvent la sécurité affective.
Par conséquent, l’IEF fait penser à une carence en sociabilité. En effet, garder son enfant dans un environnement cocon ultra bienveillant n’est pas profitable à son bon développement non plus ; il a cruellement besoin d’interactions sociales.
Commentaires récents pour ces articles - Voir tous les les commentaires
  • RUELEN
    RUELEN a écrit #
    Pour faire évoluer le système, un premier ingrédient indispensable : le multi-âge. Tant que la société n'en prendra pas conscience
  • Juliette Belin
    Juliette Belin a écrit #
    Merci pour votre point de vue. Voici le mien, qui n'engage que ma personne: Je trouve qu'il faut plutôt mettre de l'énergie à fai
  • Robin
    Robin a écrit #
    Nous sommes tous des êtres humains pratiquement égaux, et la Nature montre une chose très simple : les êtres vivants apprennent et
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CR de la CONFERENCE DE JUSTINE VERDIER

sur LA GESTION DU STRESS POUR PETITS ET GRANDS

LE 31 MAI 2016 - Maisons des Pérouses

 NOTE DES AUTEURES du CR : ce CR émane des notes prises pendant la conférence. Difficile d’être exhaustives face à la densité d’informations que nous avons entendues et d'être 100% fidèles du fait de nos biais cognitifs ! Alors n’hésitez pas à le compléter ci-dessous. Il n’en sera que plus complet ! Que de pépites et de petites graines qui vont germer tranquillement !

1- Définition du stress

 Le stress peut être défini comme une mauvaise gestion des émotions. C'est un état de tension physique et physiologique.

On distingue :

- le stress positif : celui qui motive ( celui des sportifs ou des musiciens)

- le stress négatif : celui qui bloque

Le stress crée un environnement auquel on ne peut pas se soustraire. C'est une incapacité à gérer les émotions de ce qui est dit et vécu.

Une des solutions est de mettre en mots ce qui est ressenti, vécu. Cela permet de réduire de moitié le stress ressenti.

Pourquoi l'enfant n'arrive pas à gérer son stress ?

Un peu d'anatomie...

Le cerveau est divisé en 3 parties :

- le cerveau archaïque / primaire = ce sont les comportements instinctifs (ex : danger = fuite)

- le cerveau limbique = cerveau des émotions qui gère la peur, l'angoisse, la joie, la colère...

- le néo-cortex qui est à l'origine de la réflexion, l'empathie, la conscience de soi, la résolution de problèmes, l'imagination.... Cette partie n’atteint sa maturité qu'aux alentours de 21 ans.

Autrement dit, nous avons des attentes concernant le comportement de nos enfants (ex : se calmer lorsqu'ils sont submergés par une émotion, prendre du recul lorsqu'ils sont en colère, ou ont peur etc...) alors qu'ils ne sont pas "cablés pour".

Un comportement adapté est un comportement d'une personne qui sait prendre de la distance avec l'émotion qui arrive ; qui se sert de l'émotion comme une source d'information. Et ça s'apprend, ce n'est pas inné. L'enfant agissant par mimetisme, nous comprenons que nous devons montrer l'exemple... L'éducation (familiale et scolaire) a une part importante dans la maturation de ce néo-cortex. Une attitude empathique entrainera un développement du néocortex, alors que les punitions; les menaces, punitions corporelles diminuent son volume. (sources ici)

Pour aller plus loin sur le fonctionnement du cerveau :

Vidéo « La main et le cerveau » : https://www.youtube.com/watch?v=9aONSCU9v_w

Et une vidéo du Dc Gueguen : https://www.youtube.com/watch?v=FX1a_ICG3Vk&feature=youtu.be

Littérature:

Le cerveau de votre enfant de Daniel Siegel,

Deux ouvrages du Dc Catherine GUEGUEN :

-         - Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau (un peu technique)

-         - Vivre heureux avec son enfant

 

2- Quels sont les symptômes du stress ?

Ce sont des symptômes physiques et psychologiques: perte d'appétit, obsession, angoisse, crise, "caprice", mauvais sommeil, perte de concentration, mémoire défaillante, cauchemars.

Note: Si le caprice est le fait qu'un enfant fasse une crise dans le but d'obtenir quelque chose, il est entendu qu'avant qu'un enfant puisse mettre une forme dans une autre sans faire d'essais (vers 5 ans), l'enfant ne peut pas faire de caprice.

Le stress amène une rigidité cognitive c'est à dire l'impossibilité de voir une réponse autre, de percevoir le problème ou sa résolution d'un autre point de vue.

Pour éviter des conflits, quelques connaissances physiologiques.

Avant 2 ans : l'enfant n'a pas de repère dans le temps. S'il est important de verbaliser nos actions (demain on ira … dans 5 minutes, on fera....), on ne pas exiger de nos enfants qu'ils sachent ce que cela signifie.

Avant 3 ans l'enfant ne peut inhiber son geste même si la consigne est comprise. En d'autre terme même s'il sait qu'il n'a pas le droit de toucher un objet et qu'il le désire il le touchera.

Entre 2 et 4 ans : l'enfant comprend 1 consigne à la fois. Donc inutile de lui demander à la suite de ranger ses chaussures, d'aller se laver les mains et de se déshabiller.

Donc l'enfant ne cherche pas ses parents.

L'enfant peut être violent, sans en avoir conscience, juste pour expérimenter et savoir comment l'autre va réagir.

3- Comment aider l'enfant à gérer ses émotions ?

1er outil : écoute des émotions

Il s'agit pour l'adulte de mettre en mots l'émotion de l'enfant, ce qui lui donnera le vocabulaire par la suite. Comme dit précédemment, nommer une émotion ne l'amplifie pas mais l'atténue de moitié.

Modérer ses émotions n 'est pas facile même pour un adulte. Donc il est inutile d'en demander trop à l'enfant.

Vers 7 ans, la stabilité émotionnelle s'installe : c'est « l'âge de raison ». D'une part l'enfant arrive à mettre plus facilement en mots ses émotions. D'autre part les décharges émotionnelles sont plus maîtrisées.

Là encore plus un enfant a été en contact avec des adultes bienveillants, a eu l'occasion d 'entendre parler de ses émotions, plus l'enfant sera capable de gérer de façon autonome et rapidement (développement du neo-cortex).

En apprenant nos limites, on les dépasse moins, on les canalise plus facilement.

Une des sources de stress est la menace et la punition. Elles amènent soit l'inhibition et la soumission, soit le désir de vengeance. Punir pour une émotion exacerbée (des pleurs trop bruyants) est aux yeux de l'enfant une source de stress importante. D'où l'importance de remplacer la punition par une sanction plus responsabilisante. Voir Ateliers Faber et Mazlish

2ème outil : prendre conscience de l'importance du corps

En ayant une écoute bienveillante de notre corps, on décrypte des messages qui nous permettent de définir nos limites. Le corps vit dans l'instant présent. Notre vrai intellect c'est notre corps.

Ainsi quand un enfant se plaint de fatigue, pourquoi ne pas lui permettre de ne pas aller en classe, en instaurant, par exemple ,un contrat établi dès le départ : 5 demies journées d'absence par année scolaire.

3ème outil : le recours à la CNV (communication non violente)

En suivant les étapes :

- observation : j'observe mon corps , mes émotions

- sentiment : j'exprime mes sentiments

- besoin 

- demande : je formule une demande

En n'oubliant pas de commencer ses phrases par « je » et non « tu » : le « tu » qui tue. Le « je » contrairement au « tu », ouvre au dialogue. Le « tu » culpabilise et incrimine.

4ème outil : pour pacifier la gestion du temps

Beaucoup de stress est du à la gestion du temps et au rythme imposé par la vie familiale.

L'enfant se fait ballotter. Il faut donc lui rendre une certaine indépendance et le rendre plus maitre de son rythme. Le fait de mettre en place des rituels donne à l'enfant une impression de contrôle de sa vie ou tout du moins un contrôle plus subjectif de sa vie. La routine permet à l'enfant de s'approprier le rythme et permet de respecter le rythme de chacun. Elle est donc indispensable pour les enfants.

A partir de 3 ans : on peut proposer :

- des semainiers

- un tableau des interdits et des autorisations; à fabriquer à l'aide de pictogrammes pour les plus petits

- la poutre du temps (type Montessori)

- des sabliers de durées différentes.

5ème outil : donner aux enfants des outils concrets pour apprendre à se calmer

Souvent on demande aux enfants de se calmer, mais ils n'ont pas la méthodologie de le faire : on ne leur a pas appris à le faire. Il s'agit donc pour l'adulte d'expliquer et d'apprendre à se calmer.

On peut proposer :

- divers jeux inventés par les parents : il faut s'autoriser à retouver l'enfant qui est en nous.

- la bataille d'oreillers

- mise à disposition d'un établi : pour taper sur un marteau, un punching-ball, un coussin de la colère. Tous ces éléments permettent à l'enfant de donner une existence à ses émotions: elles ont leur place dans sa maison et à l'intérieur de lui.

- le jeu de rôle : chacun rejoue une scène qui a posé problème.

- le sac des émotions où sur chaque étiquette, une émotion est illustrée. On peut la chercher pour mettre des mots sur l'émotion du moment. On peut jouer au jeu du mime : j'imite une émotion : devine laquelle.

- le sac à gros mots

- Cartes des émotions: http://bougribouillons.fr/cartes-des-emotions/ ou la roue de émotions www.lautrementdit.net/la-roue-des-emotions

- Langue des signes :  dès 7 mois apprendre le langage des signes pour que le bébé s'exprime avant le langage.

- Inventer une image à son émotion : Quelle forme on pourrait lui inventer  ? Quelles couleurs ? Et si on la changeait ? Si je rajoutait un chapeau ? Si elle changeait de taille ?

- la respiration ventrale . Leur apprendre puis proposer des jeux : si à l'expir tu jettais l'air le plus loin, avec tous tes soucis ....

- les méditations de pleine conscience avec comme référence bibliographique non exhaustive :

Tout est là , juste là de Jeanne Siaud Facchin

Calme et attentif comme une grenouille de Susan Kaiser Greenland

Un cœur tranquille et sage de Susan Kaiser Greenland

https://www.youtube.com/watch?v=CWRAe2b_ZhI

Il faut apprendre à être parent en pleine conscience.

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La relaxation du bonhomme de neige

Posté par le dans Développement Personnel

S’imaginer bonhomme de neige… au coin du feu. Un guide de relaxation d’hiver pour enfants, adolescents et adultes. Pour fondre dans la vie et se retrouver différemment.

 

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Dans l'éducation, l'accompagnement des élèves consiste à proposer un parcours adéquat à leurs évolutions. Dans l'idée d'accompagnement, il y a avant tout l’idée de "marcher à côté", autrement dit de s'adapter à la personne accompagnée et de fournir les conditions matérielles nécessaires au support affectif, relationnel et cognitif. Cependant, « marcher à côté » ne va pas de soit.

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Etre en paix plutôt que faire la guerre, ça s'apprend !

En cette période troublée, ces propos de Thomas d'Ansembourg sur le nécessaire apprentissage de la paix me paraissent plus pertinents que jamais... Si seulement nos dirigeants pouvaient s'en emparer ! Bonne journée à tous. Mathilde Auzias

Citation partagée par le dans Société
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L'association Les Chemins de Traverse a initié, depuis à peu près un an, une belle dynamique pour promouvoir la Pédagogie Montessori au travers d'ateliers et des échanges.

Aujourd'hui elle propose de partager une nouvelle graine qui voudrait bien germer... la création d'une école Montessori.

Si le sujet vous intéresse, que vous avez des idées, des envies, de l'énergie, l'association vous convie le vendredi 15 janvier 2016 à 20h30 à Bourg en Bresse, dans les locaux de la Jeunesse Laïque (salle vitrée face aux ateliers), pour une réunion d'information (voir Agenda).

http://leschemins-detraverse.fr/index.html

 

Mots clés: ecole Education montessori
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Mardi 13 octobre, une soixantaine de personnes se sont retrouvées à la MJC pour écouter Mitsiko Miller parler du décodage des comportements difficiles des enfants.

Son énergie débordante a embarqué le public sur la réflexion suivante : "Que veut dire un enfant quand il ment, quand il tape, quand il se roule par terre?". Quel est le message caché derrière ce comportement « dérangeant »?

Mitsiko nous a invités à quitter l'espace superficiel des jugements (Bon/pas bon ; Bien/Pas bien ; gentil/pas gentil …) que nous appliquons au quotidien sur les autres et sur nous-mêmes et dans lequel les notions de punition/récompense trônent pour « descendre » et chercher le sens profond de ces messages afin de trouver une solution pour que parent et enfant aillent mieux.

"Un comportement dérangeant est le langage pour exprimer un besoin non satisfait."

Un besoin non satisfait récurent est le Besoin de Sécurité Affective. Mon père ou ma mère m’aiment ils vraiment ? Suis-je important pour eux ? A ce titre, Mitsiko nous invite à vérifier si nous parlons le même langage d’Amour que nos enfants pour remplir son réservoir émotionnel. Mon enfant est-il sensible aux paroles valorisantes ? Aux moments de qualité ? Aux cadeaux ? Aux services rendus ? Ou au toucher physique ? *

Ne pas oublier que, comme le dit Isabelle Filliozat dans plusieurs de ses conférences, votre enfant se décharge à la maison car il est dans un environnement où il se sent en confiance, où il peut se « lâcher ».

Les neurosciences ont démontré que le cerveau de l’enfant et de l’adolescent n’est pas mature jusqu’à l’âge de 25 ans. Le docteur Daniel Siegel en propose une représentation simplifiée à l’aide de la main :

https://www.youtube.com/watch?v=5zxJ-KG6cZM
https://www.youtube.com/watch?v=9aONSCU9v_w

Le cortex (partie du cerveau qui permet de raisonner, de penser, de décider) et le cortex pré-frontal (siège des fonctions supérieures du cerveau, permet la régulation des émotions, la moralité, la prise de décision, l’organisation, la logique), ne sont pas totalement connectés au tronc cérébral (cerveau moyen) qui est le siège des émotions et des réactions en cas de stress soit l’attaque, l’immobilisation ou la fuite (très utile au temps des mammouths ;-)).

Quand on est en colère, le cortex et le cortex préfrontal se déconnectent totalement du tronc cérébral et nous sommes en prise direct avec ce dernier, donc en prise direct avec nos émotions. Et la magie des neurones miroirs fait que la personne en face le sera elle aussi quelques secondes après. En tant qu’adulte nous avons la faculté de nous « reconnecter » et d’aider l’enfant à « redescendre ».

La connaissance de ces mécanismes peut vous aider à prendre du recul quand vous constatez l’escalade des émotions.

Mitsiko proposait plusieurs pistes pour « reconnecter le cerveau » lors de moments de crise : les pressions profondes, l’utilisation de la CNV (Communication Non Violente), les respirations… il faut trouver ce qui marche pour vous et vos enfants. Pour cela, être bien entourés ça aide ;-).

Puis, lorsque la crise est passée, Mitsiko a insisté sur les « Conseils de coopération » : moments pendant lesquels la famille se réunit pour parler de ce qui va et ce qui dérange au quotidien, afin de trouver une entente « gagnant-gagnant ». Lors de ces conseils, la voix de l’enfant est entendue et a le même poids que celle de l’adulte. Les solutions sont trouvées collégialement. Les décisions peuvent être écrites et postées sur le frigo afin de pouvoir y faire référence quand on oublie…

Enfin et surtout n’oubliez pas que pour pouvoir être bienveillant avec nos enfants, il est nécessaire de commencer par avoir de la bienveillance avec nous-même. Je reprendrais l’image des consignes de sécurité dans un avion : il faut d’abord s’équiper d’un gilet de sauvetage avant de s’occuper des autres…

Article rédigé par : Juliette BELIN, Ambérieu Alternatives

Pour aller plus loin, plusieurs associations vous accompagnent dans l’Ain (liste non exhaustive) et proposent des ateliers Faber et Mazlish (outils de communication adultes/enfants sous forme d’ateliers ludiques), des conférences, des rencontres :

-        Secteur de Bourg en Bresse/Viriat/Jujurieux : JOZ’DIR

http://jozdir.jimdo.com/

-        Secteur d’Ambérieu : Ambérieu Alternatives

www.alternatives.re

-        Secteur de Meximieux/Villieu : Un Pas de Côté

http://www.unpasdecote01.com/

Vous pouvez retrouver Mitsiko Miller sur son site « Projet Famille en Harmonie » :

http://familleharmonie.com/

et la suivre sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/projetfamilleenharmonie

Devenons donc des parents chercheurs.

Prenons du recul sur ce que vivent, de façon si intense, les enfants.

Arrêtons d'être dans le « FAIRE », soyons dans l' « ETRE ».

* Pour Aller plus loin :

Les Langages d’amour :

Les 5 langages de l’Amour de Gary Chapman,

Le fonctionnement du cerveau :

Le cerveau de votre enfant de Daniel Siegel,

deux ouvrage du Dc Catherine GUEGUEN :

-         - Pour une enfance heureuse : repenser l'éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau (un peu technique)

-         - Vivre heureux avec son enfant

Et une vidéo du Dc Gueguen :

-        https://www.youtube.com/watch?v=FX1a_ICG3Vk&feature=youtu.be

"Tu me dis, j'oublie.
Tu m'enseignes, je me souviens.
Tu m'impliques, j'apprends.."         
Benjamin Franklin

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 REPRISE DES ATELIERS FABER & MAZLISH : INSCRIVEZ-VOUS !

Pour les parents qui se sont dit "il y a sûrement une autre façon de faire", lorsque le départ à l'école tourne au combat de rue, quand le lavage de dents devient un enjeu de revendication...

La relation à nos enfants est sous-tendue par les même enjeux et les mêmes travers que la communication entre adultes. Jeux de pouvoir, place prépondérante de l'égo, fierté, autant d'éléments qui viennent perturber des relations que l'on voudrait paisibles !

Depuis plusieurs années des ateliers de parents sont proposés (altiers FABER et MAZLISH, méthode GORDON) afin d'aider les parents dans leur rôle. Grâce à des exercices de mise en situation, nous prenons conscience de l'importance des mots que nous employons, nous observons nos propres comportements. Nous apprenons de habilités très concrètes que nous pouvons ensuite mettre en pratique à la maison.

Les rapports avec les enfants en sont grandement facilités et nous embarquons de moins en moins dans nos réactions habituelles. Quel soulagement et que d'énergie économisée !

    Niveau 1: Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent

Destiné aux parents et à tous les adultes qui désirent améliorer leur mode de communication avec les enfants, l'atelier "Parler pour que les enfants écoutent" présente une approche lucide, sensible et respectueuse qui diminue le stress et augmente les gratifications, tant pour les adultes que pour les enfants. On y présente des techniques à la fois concrètes, pratiques, et surtout efficaces. Les habiletés sont directement applicables à une foule de situations de la vie quotidienne.

Les ateliers se déroulent en 7 rencontres qui auront lieu les jeudis soir (sauf 1) de 19h30 à 22h00-22h30, sur Ambérieu. Les dates retenues sont les suivantes :

mercredi 30 septembre: "aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles"

jeudi 15 octobre "susciter la coopération"
5 novembre "remplacer la punition"
19 novembre "encourager l'autonomie"
10 décembre "compliment et estime de soi"
7 janv "aider les enfants à cesser de jouer des rôles"
28 janv "révision finale"

       Niveau 2: Frères et soeurs sans rivalité

Les enfants d'une même famille éprouvent parfois des difficultés à s'entendre entre eux. Il leur arrive même de faire face à des conflits assez sérieux. Confrontés à ce genre de situation, les parents qui recherchent des solutions à la fois adroites et respectueuses ont désormais à leur disposition les outils appropriés. S'adressant aux parents qui ont plus d'un enfant, Faber et Mazlish leur proposent un atelier sur mesure, leur permettant d'aborder efficacement les difficultés d'interaction qui surgissent entre leurs enfants. Le matériel de l'atelier leur permet de se regrouper avec d'autres parents afin de découvrir ensemble des stratégies et des habiletés applicables à leur situation.

Les ateliers se déroulent en 6 rencontres qui auront lieu les mercredis soir de 19H30 à 22h00, sur Ambérieu. Les dates retenues sont les suivantes :

14 octobre "aider les enfants aux prises avec des sentiments pénibles entre eux"

4 novembre "chaque enfant est une personne distincte"
25 novembre "aider les enfants à ne pas jouer des rôles"
16 déc "outils de gestion des conflits"
13 janvier 2016 "Résolution de problème"
3 février "révision finale"
 
// COUT DES ATELIERS:
Niveau 1: 80 euros par personne et 120 euros pour un couple. Le cahier de travail (1 par personne) est inclus. L'achat ou l'emprunt de 2 livres est à prévoir: Parler pour que les enfants écoutent et écouter pour que les enfants parlent + Parents épanouis Enfants épanouis que vous pouvez vous procurer sur internet ou via les ateliers en nous en faisant la demande.
Niveau 2: 70 euros par personne et 100 euros pour un couple. Le coût du cahier de travail (1 par personne) est inclus. L'achat ou l'emrpunt d'un livre est à prévoir: Frères et soeurs sans rivalité que vous pouvez vous procurer sur internet ou via les ateliers en m’en faisant la demande.
L'ensemble du cout de l'atelier est payable en 1, 2 ou 3 chèques.
 
Le coût des ateliers ne doit pas être un frein dans votre envie de mieux communiquer avec vos enfants, n'hésitez pas à nous contacter!
Contact  Juliette BELIN, amberieualternatives@gmail.com  
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L'éducation bienveillante

Photo partagé par le dans Revue de presse

201503-albarine-education.jpg

Mots clés: Education
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